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Macron envisage prudemment des consultations par référendum
information fournie par Reuters 14/05/2025 à 00:01

Macron a évoqué, sans confirmer, l'hypothèse de recourir à des référendums

Macron a évoqué, sans confirmer, l'hypothèse de recourir à des référendums

par Elizabeth Pineau

Invité d'une longue émission politique, Emmanuel Macron a envisagé avec prudence mardi la possibilité de consulter directement les Français sur "les grandes réformes économiques, éducatives, sociales", y compris la "fin de vie" si le Parlement n'aboutit pas.

Pendant plus de trois heures sur TF1, le président au pouvoir depuis huit ans a défendu son bilan et lancé des idées pour la fin de son mandat lors d'échanges avec des Français et des personnalités d'horizons divers.

"Le défi des défis dans un monde de plus en plus dangereux et incertain c'est de rester libre", a-t-il dit en ouverture d'une première partie consacrée à la situation internationale, en particulier la guerre en Ukraine.

Plusieurs débats plus tard sur des thèmes allant de l'économie à l'insécurité, le chef de l'Etat a précisé sa pensée concernant la consultation directe des Français annoncée lors de ses voeux le 31 décembre dernier.

"L'esprit c'est qu'on puisse, sur les grandes réformes économiques, éducatives, sociales, saisir nos compatriotes", a-t-il dit, sans avancer de date.

"Le gouvernement va proposer plusieurs réformes et on regarde un calendrier parlementaire. Il faut qu'il soit plus riche, plus nourri. Et puis sur cette base-là, je dirai on va au référendum peut-être, il faut plusieurs mois pour l'organiser donc je m'enferme pas dans un calendrier", a-t-il expliqué.

S'il a écarté l'idée de consulter sur le thème de l'immigration, Emmanuel Macron a envisagé celui de la fin de vie en cas d'"enlisement" du texte actuellement étudié au Parlement.

Emmanuel Macron a récemment lancé une convention citoyenne sur "les temps de l'enfant" où seront abordés les horaires de cours et les vacances scolaires, qui débutera en juin.

Sur TF1, le président a rejeté l'idée d'un référendum sur l'abrogation de la réforme des retraites de décembre 2023, disant attendre le résultat du "conclave" des partenaires sociaux lancé par le Premier ministre François Bayrou.

Depuis le début de la Ve République, dix référendums ont été organisés.

"RESTER LIBRE"

Emmanuel Macron a appelé de ses voeux une "conférence sociale sur le mode de financement de notre modèle social" qui repose selon lui "beaucoup trop sur le travail", et encouragé une "réflexion sur les évolutions du travail" en fonction de l'âge des salariés - jeunes, seniors.

Interpellé par la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, sur les plans de licenciements, le président a dit son opposition à une nationalisation d'ArcelorMittal France, lui préférant "une politique européenne qui permette de protéger le marché de l'acier."

Au cours d'un débat avec le maire de Béziers, Robert Ménard, sur le thème de la sécurité, Emmanuel Macron s'est dit favorable à une loi permettant "à tous les maires qui le souhaitent" de faire en sorte que la police municipale puisse agir sur le terrain sous l'autorité du procureur.

Le président s'est aussi dit favorable à une inscription "rapide" à l'Assemblée d'une proposition de loi du sénateur Stéphane Demilly visant à interdire un mariage en France lorsque l'un des futurs époux y réside de façon irrégulière.

Chahuté par nombre de ses interlocuteurs sur son bilan, Emmanuel Macron a défendu ses choix qui ont permis selon lui de réindustrialiser, recréer de l'emploi et prendre le tournant de la décarbonation malgré des crises comme celle du COVID-19 en 2020.

"C'est assez classique dans notre pays, on voit surtout ce qui ne marche pas", a-t-il dit tout en reconnaissant "un moment difficile".

En toute fin d'émission, Emmanuel Macron a placé les Jeux olympiques de l'été dernier à Paris et la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame après l'incendie de 2019 au nombre des "fiertés" de son double quinquennat.

Invité à résumer dans un message manuscrit son souhait pour les deux années à venir, il a écrit : "Rester libre : une armée plus forte, une économie plus indépendante, une jeunesse protégée et éduquée. Nous y arriverons".

(Reportage Elizabeth Pineau, édité par Kate Entringer)

7 commentaires

  • 14 mai 09:21

    On a vu un pésident impuissant, incapable et incompétent...
    Totalement déconnecté des sujets qui comptent pour les français : dette publique, sécurité, immigration, simplifications administratives, etc...


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